Nos projets dans le domaine de la biomasse

Motivation

Après la réussite d’un premier projet d’envergure, à savoir l’éolienne de Fernelmont, et suite à l’assemblée générale des coopérateurs (AG) du 19 octobre 2019, il a été décidé de développer de nouveaux projets dans le domaine de la production et des économies d’énergie, notamment en ce qui concerne la biomasse.

Un groupe de travail a donc été mis en place début 2020, dont le mandat est le suivant :

  • étudier les possibilités offertes dans le domaine de la biométhanisation en relation avec Valbiom (startup de la faculté d’agronomie de Gembloux);
  • étudier les possibilités offertes par la filière bois-énergie en relation avec la coopérative Coopeos spécifiquement active dans ce domaine;
  • visiter des projets existants afin d’apprendre de l’expérience acquise en la matière;
  • vérifier les avantages et inconvénients des possibilités offertes dans ce domaine;
  • évaluer la rentabilité et la pérennité de projets potentiels;
  • explorer les opportunités de développer un/des projet(s) dans et autour de l’entité de Fernelmont;
  • initier et suivre le cas échéant des réalisations;
  • initier ou soutenir des projets en partenariat avec la ou les communes;
  • recherche les opportunités et assurer le suivi dans le développement de la filière bois énergie.

Deux filières

Il existe deux filières dans l’exploitation de la biomasse (végétale) pour la production d’énergie renouvelable : la biométhanisation et le bois-énergie. Ces deux filières présentent l’avantage de valoriser des ressources locales, de créer des emplois et de limiter notre dépendance vis-à-vis des pays pétroliers. 

La filière biométhanisation exploite de la matière végétale non ligneuse. Elle permet de produire du gaz ; celui-ci est soit réinjecté directement dans le réseau de distribution, soit utilisé pour alimenter un moteur qui produit de la chaleur et de l’électricité.

La filière bois-énergie permet de récupérer des déchets de bois. Ceux-ci sont utilisés pour alimenter des chaudières semi-industrielles collectives installées dans des écoles, des maisons de repos, des entreprises, des piscines… 

Opportunités dans et autour de l’entité de Fernelmont

  • nombreuses exploitations agricoles;
  • zones forestières;
  • entreprises de parc et jardin.

Rentabilité

Biométhanisation

Si l’on prend en compte uniquement l’électricité produite :

  • l’investissement est de l’ordre de 9€ /W électrique soit 900.000 € pour une unité de 100 kW;
  • une micro unité peut être envisagée dès 11 kW avec les aides à l’investissement dans l’environnement et l’utilisation durable de l’énergie de la Région Wallonne;
  • le temps de retour est de l’ordre de 5 ans à 8 ans selon le niveau d’autoconsommation.

Toutefois, un meilleure rentabilité peut être obtenue en cas d’ utilisation locale de la chaleur produite (logements, maison de repos, cliniques, piscines, etc….).

Bois-énergie

A titre d’exemple, une chaudière bois de 200 kW installée dans une maison de repos à Horion-Hozémont par Coopeos a permis d’économiser 60.000 litres de mazout (et de diminuer la facture énergétique) et d’éviter l’émission de 180 tonnes de CO2 par an. Cout de la chaufferie : 120 000 EUR.

L’installation d’une chaufferie au bois représente un investissement plus élevé que le remplacement d’une chaudière classique au mazout ou au gaz. Par contre, le cout du bois reste stable au cours des années et est en moyenne 2x moins cher que le mazout ! Un investissement rentable (retour sur investissement de 3 à 10 ans) donc, qui peut être financé par les citoyens au travers des coopératives « Energie ».

Inconvénients

Biométhanisation

  • dépendance des mécanismes de soutien (incertains) pour assurer la rentabilité;
  • investissement important (soutien pouvoir public essentiel);
  • longue période de chantier avant la production des premiers kWh;
  • approvisionnement non garanti de manière permanente et continue;
  • suivi quotidien nécessaire pour l’apport en matière dans la cuve de biométhanisation.

Bois-énergie

  • dépendance par rapport à l’approvisionnement en déchets de bois;
  • nécessité de pouvoir disposer d’un espace suffisamment volumineux pour stocker les déchets de bois.

Avantages

  • impact CO2 et énergie très intéressant;
  • impact paysager faible;
  • soutien aux agriculteurs et à la filière bois;
  • niveau de financement plus « raisonnable » par rapport au grand éolien;
  • production continue par opposition au photovoltaïque et à l’éolien;
  • création d’emploi.