Depuis 2019, Champs d’Energie est propriétaire d’une des quatre éoliennes du parc de Marchovelette. Retrouvez-ici toutes les informations sur ce projet, mais également sur tous les autres projets éoliens dans lesquels Champs d’Energie est impliqué.

Afin de maximiser les chances de succès dans de nouveaux projets, Champs d’Energie travaille de front sur différents modèles de développement : le développement propre, le co-développement et le rachat de permis (voir explications ci-dessous)

Vous vous posez des questions sur les éoliennes et leurs impacts ? Toutes les réponses se trouvent ici

Éolienne de Fernelmont

Son histoire

Une demande de permis pour un projet de 4 éoliennes à Marchovelette (puissance totale entre 8 et 13.6MW) a été introduit par EDF-Luminus en 2012. Une série de recours ont été déposés et certaines remarques ont été prises en compte dans le permis définitif accordé par le Ministre Henry le 6 septembre 2013 ; parmi ces modifications on peut citer :

  • des conditions d’exploitation plus restrictives en matière de bruit ou d’ombre stroboscopique;
  • l’interdiction de travaux d’aménagement sur les aires de montage et les nouveaux chemins d’accès durant la période de nidification de l’avifaune.

Des mesures de compensation sont également confirmées avec l’obligation de les mettre en œuvre avant la mise en route des éoliennes.

Malgré ces améliorations, un recours en annulation et suspension a été déposé au conseil d’état par quatre riverains de Cognelée et Warêt-la-Chaussée. Ce projet s’est trouvé donc à l’arrêt temporairement.  Début 2017 le Conseil d’Etat a toutefois rejeté la demande des opposants.

Entretemps, le promoteur avait décidé de relancer un nouveau projet pour satisfaire aux nouvelles conditions sectorielles.  La réunion d’information préalable s’est tenue le 28/09/2015. Une autre réunion importante s’est tenue le 20/04/2016 pour permettre aux citoyen·ne·s de prendre connaissance de l’étude d’incidence environnementale. Cela a permis au bureau d’études CSD et EDF-Luminus de répondre aux questions des participant·e·s.

Une nouvelle demande de permis a été déposée par EDF et l’enquête publique a eu lieu en juin 2016. Le permis d’environnement a été délivré par les fonctionnaires délégués en date du 31 octobre 2016. Le permis a été confirmé par le Ministre le 1er Mars 2017 ; il était libre de tout recours. Le comité d’investissement d’EDF a validé donc le projet le 18/07/2017.

Entretemps, la commune de Fernelmont a souhaité favoriser la participation citoyenne dans ce projet. Cela s’est concrétisé par la création de la coopérative « Champs d’Energie ». Fin août 2017, la commune  décide de prendre des parts dans la coopérative. Le but poursuivi était alors d’acquérir l’une des 4 éoliennes prévue sur le site de Marchovelette.

La construction a débuté à l’automne 2017 avec l’aménagement des voiries. Les fondations ont commencé en avril 2018. Le 13 juillet, les 4 éoliennes étaient montées et le 15 octobre 2018 elles ont été raccordées au réseau électrique. Les compteurs ont été ouverts le 20 novembre 2018 et après une série d’essais, l’exploitation industrielle a démarré. EDF a alors proposé à Champs d’Energie d’acheter l’éolienne N°1, comme convenu dans des accords préalables.

Données techniques

Puissance: 3,6 MW
Modèle: VESTAS V112
Énergie produite: 1.800 ménages
CO2 économisé: 3.800 Tonnes / an
Localisation: Marchovelette
Avancement: Éoliennes en fonction
Date de mise en service: Mai 2019
Investissement total: 4.200.000€
Investissement citoyen: 900.000 € de fonds propres 

Répartition de l’investissement entre les partenaires:

L’achat de l’éolienne par Marchôvent

Champs d’Energie a proposé de racheter l’éolienne à EDF Luminus. Elle a créé ce que l’on appelle une (SPV = Special Purpose Vehicle), la SA Marchôvent le 11 juin 2018.

Un énorme travail s’en est suivi, dont la création du montage financier et contractuel du projet éolien Fernelmont II. Un partenariat a été mis en place avec les coopératives citoyennes de Nosse Moulin (Gembloux) et HesbEnergie (Orp-Jauche) ainsi qu’avec la Commune de Fernelmont.

Ce sont d’abord Nosse Moulin et HesbEnergie qui ont intégré Marchôvent. Ils ont été rejoints le 5 octobre 2018, date à laquelle une augmentation de capital a été actée pour prendre en compte la participation de la Commune de Fernelmont. Au final donc la société est détenue à 52% par Champs d’Energie et 3 partenaires avec chacun 16%. (Hesbenergie, Nosse Moulin et la commune de Fernelmont).

Parce que la participation dans le capital de Marchôvent ne suffisait pas à couvrir le montant de l’achat de l’éolienne, il a été nécessaire de rechercher et finaliser un financement bancaire. Conformément à la volonté exprimée lors de l’AG de Champs d’ Energie du 28 mai 2018, le choix s’est porté sur une banque éthique, en l’occurrence TRIODOS. La banque a donc financé le projet à hauteur de 3,4 millions € ; les actes notariés ont été passés le 11 juillet 2019.

Lors de l’Assemblée Générale extraordinaire de Marchôvent du 5/04/2019, les partenaires ont procédé à la signature :

  • du pacte d’actionnaires;
  • du transfert des droits de développement du parc éolien;
  • de la convention prestation de services Marchôvent;
  • de la convention de prêt subordonné;
  • de la convention de crédit avec la banque;
  • de la nomination d’un administrateur représentant la commune de Fernelmont.

Enfin, il a également fallu valider le prix de vente de l’électricité pour 2020, signer les contrats de vente d’électricité, des Certificats Verts et des LGO (certificats de garantie d’origine). Ont été également finalisés les contrats d’assurance et de supervision.

Pour assurer le suivi du projet, les partenaires se réunissent régulièrement en Conseil d’administration.

La supervision de l’éolienne est assurée par Luminus et un contrat de maintenance a été signé directement avec le constructeur éolien VESTAS.

Production et résultats

La production de l’éolienne (en mégawattheures produits) pour chaque mois et pour les quatre années (2019 à 2022) se trouvent ci-dessous. On y trouve aussi le « P90 » qui correspond aux prévisions faites lors de la mise en place de l’éolienne et utilisées pour le plan financier.

En résumé, voici les productions annuelles:

  • P90 = 5.430 MWh
  • 2019 = 2.714 MWh (juillet à décembre)
  • 2020 = 7.599 MWh
  • 2021 = 5.397 MWh
  • 2022 = 5.136 MWh (janvier à novembre)

Si 2020 aura été une année exceptionnelle, la production en 2021 a été en-dessous des attentes (1% en dessous du P90 et 30% en dessous de la production de 2020). Cela peut s’expliquer par une année particulièrement peu venteuse mais également par une moins bonne disponibilité de l’éolienne (92% au lieu des 97% attendus).

Pour 2022, nous nous attendons à dépasser légèrement le P90.

En termes de revenus, il faut tenir compte de la production d’électricité injectée sur le réseau et du prix de vente de cette dernière. A cela s’ajoute le revenu des certificats verts. Par le contrat qui lie Marchôvent à Luminus, l’électricité doit être revendue à Luminus jusqu’en 2025. Le prix qui a été négocié correspond au niveau moyen du plan financier pour les années 2019-22. Dès 2023, les prix de vente augmenteront d’année en année.

L’année 2020 s’étant terminée par un solde positif conséquent, des bénéfices ont pu être distribués aux actionnaires de Marchôvent, à savoir notre coopérative (Champs d’Energie) mais aussi Hesbénergie, Nosse-Moulin et la commune de Fernelmont.

Éolienne de Boneffe

Son histoire

Un projet d’implantation d’un parc d’éolienne dans la plaine de Boneffe a vu le jour il y a de nombreuses années. Après de multiples péripéties, le chantier a démarré en avril 2017 mais il a été interrompu suite à l’introduction de plusieurs recours.

La Région Wallonne a accordé un nouveau permis unique le 5 juin 2018. Celui-ci porte sur la construction d’un parc de 9 éoliennes. Une de celles-ci a vu son capital ouvert à la participation citoyenne. Ce projet porté par la coopérative HesbEnergie est développé en partenariat avec les 2 autres coopératives locales : Nosse Moulin et Champs d’Energie.

Le permis définitif accordé en début de cette année 2021 a permis le redémarrage des travaux en février. Les pieux qui supportent la fondation de notre éolienne ont été coulés et les câbles électriques qui relient les éoliennes à la cabine de tête sont installés.

Comme convenu dans le permis, le chantier est temporairement interrompu de la mi-mars jusqu’au mois d’août afin de ne pas perturber la nidification de l’avifaune. Le chantier a repris en août pour la réalisation des fondations avant l’automne.

Par ailleurs, la société Zéphyr a été créée en mars 2021 ; elle est en charge de l’exploitation de l’éolienne citoyenne. Les 3 coopératives associées au projet assureront la gestion de cette société. La commune de Ramillies a décidé également de prendre part au projet et est donc entrée dans le capital de Zéphyr.

L’éolienne est en exploitation depuis mars 2022 et les coopératives en sont pleinement propriétaires depuis l’automne 2022.

Données techniques

Puissance: 2,2 MW
Énergie produite: 1.500 ménages
CO2 économisé: 2.400 Tonnes / an
Localisation: Plaine de Boneffe, 1350 Orp-Jauche
Avancement: En fonction
Date de mise en service: Mars 2022
Investissement total: 3.500.000€
Investissement citoyen: 1.000.000 € de fonds propres 

Répartition de l’investissement entre les partenaires:

Projets en développement

Développement propre, co-développement ou rachat de permis ?

Développement propre

Le développement propre consiste à créer et développer un projet de toutes pièces sans l’aide d’un partenaire extérieur. La coopérative est donc en charge de trouver un terrain propice à l’implantation d’une éolienne, de réaliser l’étude d’incidence sur l’environnement, de déposer la demande de permis, de trouver un constructeur éolien disponible sur le marché,…

Dans ce cas de figure, le chemin est long et l’entièreté des risques est supporté par la (ou les) coopérative(s). Mais l’indépendance et l’implication citoyenne est bien plus grande que dans les autres modèles de développement.

Co-développement

Le co-développement consiste à développer un projet éolien avec un partenaire privé industriel. Dans ce cas de figure, la coopérative et le développeur du projet travaillent de concert dès la RIP (réunion d’information préalable), donc avant même l’introduction de la demande de permis. Les coûts de développement sont alors répartis entre les partenaires (au prorata du nombre d’éoliennes qui appartiendront à chacunes des parties).

Le risque est relativement élevé car dans le cas où le projet ne peut aboutir (permis refusé,…), l’argent investi pour développer le projet est perdu. Le temps de développement peut également être très long en cas de recours au conseil d’état par exemple.

Néanmoins, en cas de succès, le coût est moindre par rapport à un rachat de permis. La coopérative a également un rôle plus important à jouer et peut influer sur les décisions (positionnement des éoliennes, compensations environnementales,…)

Rachat de permis

Cette troisième option est la plus simple pour une coopérative mais également potentiellement la plus coûteuse. Dans ce cas de figure, un développeur privé a fait toutes les démarches pour mettre en place un projet éolien, et le permis a été accordé.

La coopérative vient donc en fin de projet racheter une partie du permis qui a été accordé (par exemple 1 éolienne dans un parc de 4 éoliennes). Le risque est donc limité car le permis est déjà accordé.

Ce cas de figure arrive de plus en plus rarement étant donné que le développeur privé a peu d’intérêt de faire entrer une coopérative citoyenne dans un projet déjà abouti.


Il faut donc pouvoir jongler entre ces différentes notions, s’armer de patience et sauter sur la bonne occasion quand elle se présente.

Eolienne de Saint Germain

L’éolienne devrait être implantée à Libut sur les terres cultivées la société agricole familiale SAGR AGIE, dont trois des enfants habitent la commune d’Eghezée.

En zone à fort potentiel éolien et à proximité de l’autoroute E411, le projet à Saint-Germain s’inscrit entre le projet ENGIE à Dhuy (4 éoliennes autorisées) et le parc ENECO / LUMINUS à Liernu (6 éoliennes, empierrements réalisés) + 2 éoliennes sur l’ulmodrome.

Le mât aura une hauteur de 91 à 95 m et le générateur une puissance maximale de 2,6 Mega Watts.

Les études préalables ont été réalisées et la demande de permis a été introduite en novembre 2020.

Une société sera créée dont le capital sera détenu à 75% pour la famille Agie et à 25% par Champs d’énergie, permettant ainsi une participation citoyenne dans le projet.

L’enquête publique pour le projet éolien AGIE s’est clôturée le 4 janvier 2021. La commune a remis un avis négatif et le permis a été refusé par le fonctionnaire délégué. Un recours contre cette décision a été introduit le 19 mars 2021 mais celui-ci n’a pas abouti.

Il est prévu de relancer ce projet quand l’ULModrome de Liernu aura cessé ses activités ; il faudra toutefois prévoir une étude complète de la faune en accord avec la société agricole Agie.